Longue vie à l’aranais

Parler plusieurs langues et préserver la sienne
 
L’histoire de l’aranais, c’est l’histoire de la survie d’une langue. Une langue qui n’est parlée aujourd’hui que par 3000 locuteurs. Myriam Fimbry nous amène au coeur du Val d’Aran, un territoire autonome dans la Catalogne qui est elle-même un territoire autonome en Espagne.  
 
La survie de l’aranais, qui est reconnu comme une langue officielle, passe bien sûr par l’enseignement. Dès la maternelle, les enfants apprennent la langue à l’école. Mais à la fin du lycée, ils en parleront cinq : l’aranais, le catalan, le castillan, le français et l’anglais. Le Conseil général d’Aran, le gouvernement local, a mis en place toute une politique patrimoniale, culturelle et linguistique. D’ailleurs, pour travailler dans les institutions publiques de la région, il faut parler l’aranais. Mais cela n’empêche pas le castillan, que nous appelons ici l’espagnol, d’être de plus en plus utilisé, au détriment de l’aranais.  
Consultez le photoreportage web de Myriam Fimbry qui vous amène dans le Val d’Aran. »»»  
 
Combien de langues parlez-vous? 
 
Bien des aspects de la lutte pour la survie de l’aranais ont des échos au Québec et au Canada. Avec la sociolinguiste Patricia LamarreMichel Désautels démêle le vrai du faux en ce qui concerne l’apprentissage des langues, le parcours des plurilingues et la dimension linguistique de l’identité. Pour notre invitée, l’enseignement de l’anglais à l’école québécoise ne menace pas le français, et s’il y a indéniablement eu un fossé économique entre les anglophones et les francophones, le prochain clivage désavantagera certainement les unilingues.  
 
La question de la semaine : À quel âge les enfants devraient-ils apprendre une deuxième, une troisième ou même une quatrième langue, selon vous?  
 
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